- Accueil
- Étape 2 — Décider
Ce qui autorise une intervention
C'est l'étape que l'on saute le plus volontiers, et celle qui fait échouer le plus de dossiers. Une entreprise de nettoyage n'entre nulle part sans une base claire : voici lesquelles existent, et ce qu'elles autorisent.
Trois bases, et trois seulement
Quelle que soit l'urgence ressentie, une intervention dans un logement repose sur l'une de ces trois situations. En dehors d'elles, nous refusons le chantier, même si le devis est signé et même si l'intention est bonne.
La personne qui vit dans le logement accepte l'intervention, en connaît l'étendue et peut y mettre des limites. C'est la base la plus solide, et la plus durable : ce qui a été accepté ne se conteste pas ensuite.
Le logement est vide et le propriétaire en a la libre disposition : succession en cours, bien libéré, local commercial rendu. Le propriétaire commande alors en son nom propre.
Un tuteur, un curateur ou un mandataire judiciaire à la protection des majeurs agit dans le cadre de sa mesure, ou une décision de justice ou d'autorité administrative encadre l'opération.
Ce que chaque acteur peut engager
Le bailleur, social ou privé
Tant que le logement est occupé, le bailleur ne peut pas décider seul de le faire vider. Il peut en revanche constater, signaler, mettre en demeure, saisir les services d'hygiène si l'insalubrité déborde sur l'immeuble, et engager les procédures prévues au bail. Une fois le logement libéré, il redevient maître des lieux et peut commander la remise en état sans autre formalité. Dans la métropole lilloise, où le parc social et la gestion locative privée sont denses, c'est le cas de figure le plus courant.
Le syndic et le conseil syndical
Le syndic est chez lui dans les parties communes : cages d'escalier, caves, locaux techniques, cours. Il peut y faire intervenir sans discussion. À l'intérieur d'un lot privatif, en revanche, il n'a pas la main. Quand une accumulation privée provoque un désordre collectif — infiltration, nuisibles, odeurs — le rôle du syndic est de faire constater, d'alerter le copropriétaire concerné et, si nécessaire, d'engager la procédure prévue par le règlement de copropriété.
Le tuteur, le curateur, le mandataire judiciaire
Ces professionnels décident dans les limites de la mesure prononcée, et engagent des dépenses sur le budget de la personne protégée. Cela impose deux choses au prestataire : un devis suffisamment détaillé pour être justifié poste par poste, et un compte rendu écrit en fin d'intervention. Nos documents sont formatés dans cet esprit — c'est l'objet de l'étape 3 et de l'étape 7.
La famille et les proches
Un proche peut tout à fait commander une intervention et la payer, à condition que l'occupant soit d'accord, ou que le logement soit vide et que la famille en ait la disposition — cas d'une succession. Si la personne n'est plus en état de décider, la question devient celle d'une mesure de protection, qui se demande au juge et ne s'improvise pas en quelques jours.
Qui paie, selon les cas
Quand il commande lui-même. Le devis lui est remis, et la limite de ce qui est fait est celle qu'il pose.
Fréquent dans les successions et lorsque la personne n'a pas les moyens d'engager la dépense. Le donneur d'ordre est alors le payeur, et le destinataire du rapport.
Après libération du logement, dans une logique de remise en location. Il cherchera parfois à en récupérer tout ou partie ; ce point ne nous concerne pas, mais nos pièces écrites lui servent.
Sur décision du mandataire, avec les justificatifs qu'impose sa gestion.
Lorsqu'un sinistre est caractérisé — dégât des eaux, incendie, infiltration causée par la situation. L'assureur décide de sa prise en charge ; nous fournissons l'état des lieux photographique, le détail des postes et le rapport final.
Écrire l'accord, même quand il va de soi
Nous demandons systématiquement que soit écrit : qui commande, à quel titre, sur quel périmètre, et ce qui doit être recherché et conservé. Ce n'est pas de la paperasse défensive. C'est ce qui permet, six mois plus tard, de répondre sereinement à un héritier, à un juge ou à un assureur qui demande pourquoi telle chose a été évacuée.
Une question sur votre situation précise ? Décrivez-la en quelques lignes, ou appelez — l'échange reste confidentiel et n'engage à rien.