Nettoyage DiogèneLille & métropoleParler à quelqu'un07 56 93 11 11
Menu
  1. Accueil
  2. Étape 5 — Intervenir
Étape 5 sur 7

Le chantier, heure par heure

Une journée d'intervention n'a rien de spectaculaire. C'est une suite de gestes ordonnés, répétés, avec deux obsessions : ne rien jeter qui devait être gardé, et laisser les parties communes dans l'état où on les a trouvées.

L'ordre d'une journée

Arrivée et point d'équipe

Rappel du périmètre, de la liste de recherche et des limites convenues. Chacun sait ce qui se trie, ce qui se conserve et ce qui ne se touche pas.

Protection du chemin

Cage d'escalier, paliers, seuils, ascenseur. Mise en place du point de regroupement et de la rotation vers la benne.

Ouverture d'une zone tampon

On dégage d'abord un espace de manœuvre : sans lui, le tri se fait dans le couloir et la journée se perd.

Tri et évacuation par strates

Progression pièce par pièce, du haut vers le bas quand la configuration le permet, avec des charges calibrées pour l'escalier.

Mise de côté

Documents, objets recherchés et éléments douteux sont regroupés dans des contenants identifiés, à l'écart du flux d'évacuation.

Point de fin de journée

État d'avancement, volumes sortis, ce qui reste, et remise éventuelle de ce qui a été retrouvé.

Trois flux, jamais deux

Tout ce qui est manipulé va dans l'un de ces trois flux, et un quatrième cas se règle par la conservation.

  • À conserver : ce qui figure sur la liste de recherche, plus tout ce qui y ressemble. Papiers d'identité, documents bancaires et notariés, livrets, courrier non ouvert, photographies, bijoux, objets manifestement personnels.
  • À évacuer : la matière courante, orientée par catégorie vers la filière correspondante.
  • À traiter séparément : produits chimiques, bouteilles de gaz, piles et batteries, appareils électriques, déchets présentant un risque sanitaire. Ces catégories ne partent jamais en mélange.
  • En cas de doute : l'objet est conservé et présenté au donneur d'ordre. Un doute ne se tranche pas dans l'escalier.

Porter, dans un escalier lillois

C'est le cœur du métier ici. Les marches tournantes des maisons de ville imposent des charges plus petites, donc plus de trajets, et une vigilance constante sur les angles et la rampe. On ne fait pas glisser, on ne lance rien depuis une fenêtre, on ne surcharge pas un sac dont l'anse cédera au deuxième palier. Les équipes alternent entre le poste de tri et le portage, pour que la fatigue ne dicte pas les gestes.

Sécurité de l'équipe et du lieu

Selon ce qui a été constaté en visite : gants résistants aux coupures, protection respiratoire adaptée en cas de moisissures ou de déjections, combinaison jetable, éclairage autonome quand l'électricité est coupée. Les planchers chargés depuis des années sont vérifiés avant d'être dégagés brutalement ; dans les étages anciens, un déchargement mal réparti provoque plus de dégâts qu'il n'en répare.

Traçabilité des déchets

Chaque catégorie est déposée en filière agréée et donne lieu à un justificatif. Ces bordereaux de suivi sont joints au dossier remis à la fin. Pour un bailleur, un syndic ou un mandataire, ce sont des pièces opposables : elles établissent que le contenu du logement n'a pas disparu dans la nature.

Nuisibles : avant, pas après

Quand la visite a révélé des punaises de lit, le traitement précède l'évacuation. Sortir des matelas et des textiles infestés par une cage d'escalier revient à contaminer l'immeuble entier. Ici, l'enchaînement des gestes compte plus que la vitesse. Pour les blattes et les rongeurs, le traitement se cale généralement après le dégagement, quand les abris ont disparu.

Le logement est alors vide, mais pas encore habitable : la suite se joue à l'étape 6.

Une question sur votre situation précise ? Décrivez-la en quelques lignes, ou appelez — l'échange reste confidentiel et n'engage à rien.